Histoire religieuse de Lachau (1849-1925) par l’Abbé Loche

Jusqu’au troisième quart du XXe siècle, la vie religieuse rythme la vie des habitants du village et outre sa fonction sacerdotale, le curé[1] est un homme de pouvoir influent.

Nous avons choisi d’évoquer ce pouvoir religieux à partir des notes rédigées vers 1932 par l’abbé Adrien Loche, curé de Lachau. Ces notes couvrent la période 1849-1925 et elles ont été écrites à partir des archives de la cure : Livre de Paroisse, Livre de comptes, Registre du conseil de Fabrique et Registre de Catholicité. Les paroissiens les ont fait imprimer après la mort de l’abbé, pour honorer sa mémoire. Nous les reproduisons ci-après in extenso.

Au fil du texte, nous retrouvons les évènements qui ont frappé le curé que ce soient les faits divers de la paroisse, les relations avec l’évêque, mais aussi les grands évènements de l’époque comme la loi de séparation de l’Eglise avec l’Etat et la Grande Guerre. Pour une raison que nous ne connaissons pas, l’abbé fait l’impasse sur les péripéties liées à la construction de la nouvelle église.

1849 – Monsieur l’abbé Callixte Martin, curé de Lachau, est nommé curé de Beaumont-Monteux. L’abbé Jean Pierre Alexandre Roux, né à Saint-Paul-Trois-Châteaux, ancien vicaire à Mirabel-aux-Baronnies, est nommé curé de Lachau. Il est jeune. Les 215 premiers jours, il habite chez Mr Mauduech, notaire, car on répare le presbytère. L’archiprêtre de Séderon est Mr l’abbé Francou, qui présente le nouveau curé, aux principales familles, mais ne fit pas la cérémonie habituelle d’installation à l’église.

Le procès-verbal d’installation est du 1er janvier 1849. Ont signé le procès-verbal : Marius Jarjaye, maire, Mathieu, Pellegrin, Mauduech.

Lachau a 600 habitants, il y eut cette année-là : 482 communions pascales, et 1283 communions les jours de fêtes, sans compter la semaine et les dimanches.

La communion solennelle a lieu le 3 juin. Monsieur l’abbé Francou curé de Séderon prêche une retraite de huit jours. L’abbé Sauvayre, curé de Ballons, vint confesser. La cérémonie se fit à N.D. de Calma, 62 enfants y prenaient part.

L’instituteur est Mr Pellegrin, et l’institutrice, Mlle Armand. En août 1849, celle-ci donne sa démission. On fait venir pour la remplacer une sœur de la Providence de Gap, Sr Alexis.

Le chant est très en honneur, il y a un chœur de 25 hommes et jeunes gens, on prépare et exécute souvent des chants à 3 ou 4 voix. Il y a un harmonium à l’église, fait encore rare à cette époque.

La confrérie des pénitents s’est encore réunie une fois pour chanter l’office, et puis s’est dissoute.

La Fabrique a fait l’acquisition d’un ornement rouge et d’un violet.

1850 – Il y a eu 1494 communions ; 196 pâques d’hommes et 264 de femmes. A Noël 160 communions d’hommes.

VISITE EPISCOPALE. Son excellence l’évêque de Valence vint faire sa visite le 20 avril à 17 heures. Il était accompagné de Mr le vicaire général Chotain, il venait de Séderon. Le maire et l’adjoint portent le dais, il y a une grande affluence à la porte de l’église où le maire fait un joli compliment. Mgr répond aimablement, ensuite Mgr fit un sermon de trois quarts d’heures, sur les malheurs des temps, sur le pape, la perpétuité de l’église et les principaux devoirs des chrétiens.

Le lendemain confirmation ; il y a des enfants de Ballons, Eygalayes, Eourres et Salérans. De Lachau, il y a 57 garçons et 46 filles. On note des confirmants de 15-16-17 ans et même de 18 et 20 ans, il y en a même trois de 45 ans et un de 72 ans.

FETE DIEU. On a fait quatre reposoirs, il y a 18 enfants de chœur. Lors de la sonnerie, on casse la petite cloche qui datait d’avant la Révolution.

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Contrat d’achat de la cloche

ACHATS CLOCHE . On achète un bénitier en marbre (celui qui est dans l’église actuelle), les fonts baptismaux, une belle étole pastorale (toujours en service).

Enfin on remplace la cloche cassée le jour de la fête Dieu [2]. Le fondeur de cette cloche est Mr Baudoin, 18 Cours Gauffet à Marseille. Le fondeur a repris la cloche cassée, de 234 Klgs. La nouvelle cloche pèsera 350 Klgs. Elle donnera le Ré. Elle est composée de 75 % de cuivre rouge et de 25 % d’étain brillant de Malaga. Il n’y a pas de Zing. Prix : 1120 Frcs soit 3,30 le kilo. Il faut compter en plus le transport. Elle fut livrée fin novembre 1850 et bénite le 4è dimanche de l’avent. INSCRIPTION SUR LA CLOCHE : In laudem Dei Omnipotentis et Beatae Mariae Virginis Deiparae et Sancti Martini. (A la gloire de Dieu Tout Puissant et de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, et de St-Martin). Mr Alexandre Roux curé, Marius Jarjaye, maire, J.B. Hector Couren médecin, Parrain, Mme Julie Plauche [3] Marraine.

Bienfaiteurs de la cloche : M. Mme Plauche, officier en retraite, cheval. de la légion d’honneur ; Mauduech notaire ; Couren médecin ; Roux père de Mr le curé ; Marius Jarjaye, maire ; Pellegrin, instituteur ; Vve Roman ; J. Pau adjoint ; Mr Arthaud du Château ; Fçois Pau aubergiste et Antoine Deluchi. La bénédiction a été faite par Mr l’archiprêtre de Séderon, l’abbé Francou, assisté de Messieurs les abbés Mottin d’Eygalayes, Renaud de Ballons, Faraud d’Eourès.

On exécute plusieurs morceaux à 4 voix avec un chœur de 30 exécutants.

TEMPS. Cette année le temps a été très mauvais, la récolte a souffert.

CONSEIL DE FABRIQUE. Le registre est ouvert le 5 mars 1850. Le conseil est ainsi constitué : Casimir Plauche, Pierre Pellegrin, Fçois Mathieu, Antoine Mathieu dit Giraud, Antoine Mauduech est nommé président.

Le maire de Lachau : Jarjaye. Le Préfet de Valence : Ferlay. L’évêque Mgr Cotton, le curé Mr Roux. Le 24 mars réunion pour constituer le bureau.

Le 7 avril on fait l’inventaire des objets et des papiers. Le 15 avril les comptes : Recettes : 502 Frcs dépenses : 274. On propose de faire les fonds baptismaux demandés par l’ordonnance de 1845. Mathieu dit Gros-Jean doit 25.00 et Cyprien Blanc : 200.00.

Séance du Ier dimanche de juillet : L’épouse de Jh Martin dit Canelle a légué 200 frcs, on va les affecter à la réparation de Calma. Antoine Deluchi fera le travail pour 145 Frcs, payables dans un an. Voici le devis :

800 tuiles, on refait la chapelle sud, on reconstruit le pilastre gauche de l’entrée, on démolit une partie de l’angle S.O. et on le reconstruit, on rebâtit le mur N.O.

Dans la séance du 5 octobre, on décide la refonte de la cloche cassée ; l’ancienne remontait à 1770.

1851 – Il y a 1545 communions ; 155 pâques d’hommes et 250 de femmes.

Il y a un Jubilé du 15 novembre au 30 novembre prêché par l’abbé Donnadieu, curé des Omergues, et l’abbé Fontaine du diocèse de Gap. Il y a 70 hommes aux instructions, mais le froid la politique et la révolution en empêchent beaucoup. La passion sera prêchée par l’abbé Renaud de Ballons.

CONSEIL DE FABRIQUE. Réunion le 17 avril : R. 1050. D. 856,10.

On paye le transport de la cloche de Marseille à Lachau = 44.00, il y a pour 21.00 de ferrures et 17 de bois pour le montant. Réunion du 4.1.52 Le préfet a autorisé le legs de Martin.

1852 – Le carême est prêché par l’abbé Benoit de Vers. La retraite de communion solennelle est prêchée par l’abbé Granet curé de Séderon. Cérémonie à l’église paroissiale. Il y a 40 enfants. Le 15 août on a rétabli l’usage du pain bénit. Il y a deux familles du nom de Lachau.

CONSEIL DE FABRIQUE. Legs de Rose Borel femme de Bernard, de 10.00 de Claire Roux femme Laugier ; pour 20 messes. Antoine Amic paye 25.00 l’herbe du cimetière.

1853 – Le curé remarque une piété plus grande que les années précédentes. 180 pâques d’hommes et 250 de femmes. On fonde à Pâques une œuvre de charité pour les pauvres : on les visite, leur achète de la viande, on leur prête du linge, on leur procure le médecin. On commence avec 24.00.

15 AOUT. On chante la messe de Roques à 3 voix, il y a l’abbé Renaud et l’abbé Burkel S/diacre, c’est l’abbé Couren en vacances qui dit la messe. Le soir à l’église il y a le TE DEUM, devant le maire et le commissaire de police de Séderon. Ils sont en écharpe et sont venus tambour en tête avec le drapeau impérial. ACHATS. Une aube brodée par Sr Félix institutrice, une chasuble d’or (encore en service), un ostensoir en argent, et 4 candélabres cuivre à 16 branches (existent encore), un encensoir argenté, un marchepied pour l’autel (actuellement à l’autel de Calma) ; On blanchit l’église. DONS : La mairie : 100,00, Sa Majesté l’impératrice 147,00. On lit au prône le nom des bienfaiteurs de l’église. On érige un chemin de croix le 30 novembre. Présent curé de Séderon et Balons. Bienfaiteurs de l’église ;: Anne Belon ; Fanny Julien ; J. Marcel ; Geneviève Blanc ; Claire Roux ; Madeleine Chastel (nièce de Mr Couren).

CONSEIL DE FABRIQUE : legs de Anne Louise Gauthier femme Simon Bernard pour un chemin de croix : 50.00. Séance du Ier dimanche de juillet :

  1. Proposition de vendre les pendeloques, bagues, ex-voto à la vierge. Il y a 55 grammes d’or. Le 19 février, l’évêque de Valence a donné son autorisation ; le conseil de la confrérie le permet. Avec cet or on achètera une chasuble en drap d’or. L’abbé Roux ira à Lyon pour faire ces achats.
  2. Laugier verse le legs de sa femme, et Louise Laugier verse le legs de sa fille.
  3. L’ostensoir est vieux, il n’a plus de custode, on le vend à Lyon et on en achète un autre prix : 140.00.
  4. On paye le blanchiment de l’église : 60.00 et le marchepied de l’autel 30.00. On fait une demande pour que N.D. de Calma soit monument historique.

1854.- Le curé note : beaucoup de monde à l’église. Pâques H. 145 F. 243.

DONS : une couronne et une auréole pour la vierge (visible à la sacristie) don de Mlle Philomène Estelle nièce de M. Planche en pension à Grenoble pour la guérison de son oncle.

Formation d’une bibliothèque : 55 volumes (vies de Sts., romans, livres sérieux).

Mr l’abbé Roux part. Il exprime son regret et son attachement à la paroisse le 17 Août 1854. C’est lui qui a ouvert le livre des annales de l’église.

CONSEIL DE FABRIQUE. Achats faits à Lyon : L’ostensoir tout en argent : poids : 920 Gr. Hauteur : 0,66. Acheté chez Favier 1 rue de l’archevêché à Lyon. Prix : 295. Le vieil ostensoir a été vendu 88,00, le chemin de croix : 250 Frcs. Deux candélabres à 3 branches et deux à 5 branches au prix de 95 Frcs. (toujours en service) Une chasuble or fin à 295 Frcs. Les 55 grammes d’or ont été vendus 95 Frcs  (1,80 le gr). Candélabres et chasubles achetés chez Mantheillet 5 rue archevêché.

1855 – De 1854 à 1866 Le livre de paroisse ne porte aucune note. Seul le livre de compte et du conseil de Fabrique sont à jour.

Le 7 janvier 1855, l’abbé Benoit est installé curé. Le jubilé est prêché par le R.P. Blanchard (honoraire de 60,00). Jubilé accordé par Pie IX.

On décide d’acheter une chape.

1856 – Discussion sur le prix des bancs et des chaises. Un conseiller meurt = Arthaud. Le trésorier est J.B. Couren.

18561857 – Rien

1859 – Le 20 octobre on décide de construire la nouvelle église. L’ancienne est trop petite, menace ruine, trop humide. On demande une subvention au ministre des cultes.

186018611862 – Rien

1863 – La nouvelle église est finie, le 26 avril on y fait le culte. Le 21 avril elle a été dédiée au Très Saint Cœur de Marie et consacrée par l’évêque de Valence.

On a fait menuiser les bancs actuels. Ceux qui en ont payé un, sont dispensés de payer leur banc durant 5 ans.

1864 – Le 1er février arrive l’abbé Firmin Pau. Le 3 avril érection du chemin de croix.

1865 – Dépenses 1057 Frcs

1866 – A nouveau le livre de paroisse parle.

Le curé est l’abbé Claudon. Il est arrivé le 24 septembre 1865. Il a trouvé à l’inventaire : Un costume de suisse avec épée et hallebarde. (existe en partie). On a mis un bénitier en marbre sur monture fer à N.D. de Calma (actuellement à l’église) Le marchepied de l’ancien autel est porté à N.D. Il reste 10 Vol. de la bibliothèque paroissiale. A la cure il y a deux tables et 1 buffet comme meubles.

L’abbé Claudon constate : En 1865 il y a eu 12 mariages. La congrégation de l’immaculée marche mal faute de tête. Les filles ne se croient pas obligées à la piété (ce n’est pas d’aujourd’hui). A la congrégation du Rosaire il y a querelle au sujet des élections. Tout est à refaire.

1867 – MISSION. La dernière a eu lieu en 1858. Elle dure trois semaines par le R.P. Ange gardien du couvent de Crest. Elle commence le 3 Mars qui est le dimanche de la quinquaségime. Le soir, le sermon est réservé aux hommes : 210 (20 récalcitrants).

Le 25 Mars plantation de la croix de la Méouge. Les 40 hommes qui la portent sont allés la chercher à Calma. On a mis des guirlandes de buis dans toutes les rues. On a rassemblé la population par le tambour de ville.

On met une chaire dans l’église, artisan Mr Morel, Prix : 600.00.

Antoine Mathieu et Pau sont nommés conseillers honoraires, Ferdinand Audibert et J.B. Vial les remplacent.

Le 25 mai il y a une grande gelée, qui a détruit tous les blés.

1868 – L’église a une dette de 512 Frcs, on fait un emprunt pour la couvrir. Taux 5 %. On fait le confessionnal : 200 Frcs. On achète une chasuble blanche et une rouge en soie cramoisie. On fait un autel à N.D. de Calma. L’empereur donne un ciboire en argent, l’abbé Benoit un calice en vermeil, et Mme Mauduech une nappe de communion.

FAIT EXTRAORDINAIRE. Depuis 20 ans, sur le bord de la rivière, vit un Italien qui fait de la chaux. C’est un buveur. Ivrogne et mal vêtu, du nom de Jacques Allemand. Il blasphème presque toujours. Sa femme habite encore le Piémont. Allemand a volé une vache à son cousin, l’a vendue et a mangé l’argent au cabaret. Il prend le Christ qui est dans la salle du café et le brise. Il est condamné par les tribunaux, pour éviter la prison il fuit en France. La nuit de Pâques il a bu comme à l’habitude. Pendant la messe il attend devant le cabaret. Lorsque Rose le cabaretier arrive, il l’insulte ; Rose le prie de sortir. Allemand prend des boules sort le blasphème sur les lèvres. Dans l’escalier il glisse et va tomber sur le pavé de la place. On le relève sans connaissance, ¼ H. après il est mort. On lui refuse la sépulture ecclésiastique. Aux vêpres le curé commente la parole de St Paul aux hébreux (X.31) «  Horrendum est incidere in manus Dei viventis » Il est terrible de tomber (ainsi) dans les mains du Dieu vivant. Allemand le blasphémateur est mort dans une écurie. Horreur :

Le 8 mai visite de Mgr Gueulette. C’est un vendredi. Les pluies ont raviné le chemin. Le maire de Séderon a envoyé des ouvriers pour arranger le pont neuf du pas des mulets. Le cantonnier de Lachau arrange celui de la rivière d’Eygalayes. Il y a un beau soleil. Il y a grande foule à 8 heures à l’arrivée de l’évêque. Mr Mauduech fait un discours au presbytère, et Mr le curé à la porte de l’église. Mgr fait un sermon de trois quart d’heures, puis messe et confirmation. Il y a 60 enfants. Mr Bégou Vic. Gén. Est présent. Les abbés Vincent curé d’Eourès et Pellegrin curé de Salérans sont là. Après son Excellence visite Calma. Il promet son concours pour la réparation. Ensuite l’évêque monte à Ballons.

Le 18 Mai l’abbé Claudon est nommé à Erome. Il garde un bon souvenir.

Le 28 Juin l’abbé Pierre Auguste Sibeux arrive à Lachau. Il vient de Barnave.

1869 – Contre tout droit, Fçois Jean a reconstruit la maison qui touche Calma. On la lui fait démolir. Mauduech, conseiller depuis 10 ans quitte selon la loi le conseil.

1870 – Mr Pau devient président du conseil à la place de Mauduech. Le curé est autorisé à faire des embellissements à Calma.

1871 – On met à nouveau un harmonium à l’église. Daniel Landric devient conseiller.

1872 – Mauduech est de nouveau du conseil.

1873 – On fait 710 Frcs de réparations à l’église : refaire le plafond de la sacristie, blanchir, réparer la toiture. Au presbytère on coupe en deux la grande salle.

1874 – Mauduech est mort. Le maire est Pau. Le président du conseil est Landric.

1875 – On fait l’autel actuel de Calma par suite d’un don de Planche, et Marie-Rose Mathieu : 400 et 150 Frcs.

1876 – 1877 – Amédée Aumage est membre du conseil. Rose Charras épouse Ferdinand Audibert lègue une gorge en fer pour le toit côté levant de l’église.

1878 – Mr Sibeud est nommé à Chamaret. Le 1er Juin arrive l’abbé Bonneau il vient de Ferrassières. Le notaire est Cyprien Jarjayes.

1879 – 1880 – Rien. Rien

1881 – C’est une mauvaise année pour les récoltes. On relève le taux des services paroissiaux. Pellegrin se retire, Joachim Pau le remplace, Aumage est adjoint.

1882 – 1883 – S. Morel et Gauthier nouveaux membres du conseil. Le 14 novembre le conseil municipal a voté la démolition de l’ancienne église. Maire Bernard Benjamin.

1884 – J.B. Vial est mort, remplacé par J. Dumont.

1885 – Jean Aubert dit Antoine fait un don de 400 Frcs.

1886 – 1887 – MISSION par les PP. Astier et Trouiller des Jésuites, très suivie. On établit la communion réparatrice, l’œuvre dure 4 ans jusqu’en 1891. Il y avait 80 communions à la messe du matin le dimanche.

1888 – Séverin Pellegrin remplace Artaud décédé.

18891890 – Maire Mathieu

1891 – On répare la toiture des cloches, coût : 2.200 Frcs. L’état donne 800F. Les cloches étaient aux fenêtres du clocher on les a mises sur une charpente. On place l’horloge publique qui vient de chez Arragon de Lyon, et le campanile en fer forgé qui vient de Nîmes, la cloche des heures vient de Lyon et pèse 100 KLG. Le tout a coûté 2.340 Frcs.

1892 – 1893 – Rien

1894 – Mme Vial a laissé 2.000 Frcs pour Calma, on fait les dallages de cette église, et l’église paroissiale.

Don par souscription de la cloche de Calma, 200 Klg, prise chez Arragon de Lyon. Elle est bénite le 5 Mai par Mr Claudon devenu Vicaire général. En présence des R.R.P.P. Roger et Fidèle Roche, qui viennent de prêcher une mission.

Parrain de la cloche : Mr Pellegrin. Marraine : Mme Isidore Mathieu.

MISSION. Par les P.P. Royer et Roche rédemptoristes. Mission bien consolante, cependant que les nouvelles doctrines font leur chemin.

1895 – 1896 – 1897 – 1898 – Rien

1899 – Me Pellegrin est décédé. De même Landric. Conseil : Chauvet, Morel, Chanuel, Armand. Michel.

En 1898 la municipalité a changé. Jean Emile devient Maire (de triste mémoire). L’œuvre anticléricale et d’immoralité commence : Lachau est perdu. La population baisse ….

Jean laïcise l’école de filles.

Jean défend les processions.

Malgré cela grande procession au cimetière pour la Toussaint.

Mr l’abbé Réguis donne sa maison du château pour l’école libre de filles. Le conseil départemental refuse l’autorisation, donnée par le conseil de Paris, après avoir cassé le jugement. L’école des sœurs dure jusqu’en 1901. Presque toutes les filles vont à cette école.

Les abbés Pau et Réguis et Bonneau font construire un nouveau local. Tout est réglementaire, mais Jean veille avec sa clique et le conseil départemental refuse de l’autoriser. Mais le 9 Décembre 1902 le conseil de Paris l’autorise. Les institutrices sont des sœurs laïcisées de St Joseph de Marcillac (Aveyron). L’école prospère jusqu’au 7 Mai 1907.

1905 – Protestation du curé contre les inventaires, car l’église a été construite par l’abbé Benoit sans le secours de l’état ni de la commune, de même la place de l’église. Seuls les deux autels latéraux viennent de la vieille église.

1906 – A partir du 13 Décembre 1906, les conseils de Fabrique ne doivent plus exister, ils se transforment en conseil curial.

Protestation de soumission à Pie X de l’évêque de Valence.

Le vent a emporté le bas du vitrail du chœur, on le remplace par une planche : prix 3.50 à Morel menuisier.

1907 – Le 1er Mai visite de Mgr Chesnelong. Tout le monde est enthousiaste. 22 enfants confirmés. Il visite l’école. Le compliment est fait par Adèle Gauthier. Mgr donne la confirmation chez eux à deux enfants malades.

1908 – 1909 – MISSION du 31 Janvier au 14 février par le R.P. Jean-Louis capucin. Les 4 derniers jours froids avec 50 cm de neige. Il y a du monde. 50 hommes font leur devoir.

1910 – 13 Mars retour de la Mission par le R.P. Jean-Louis. Comme l’année précédente.

1913 – Le 20 février l’abbé Bonneau meurt après 35 ans de curé à Lachau.

Le 27 juillet l’abbé Pascalin (ancien vicaire de Livron) est installé par l’abbé Bernard archiprêtre de Séderon.

En octobre 1913 Visite de Mgr de Gibergues, l’église est pleine à craquer.

1914 – En juin congrès eucharistique à Montbrun-les-Bains. Quatre jours de retraite prêchée par le R.P. Bédon rédemptoriste. Le 28juin : 55 communions.

Le 1er Août la guerre est déclarée. Stupeur …

Le 2 Août : Dimanche, il y a plus de monde à la messe, plus de piété, plus de recueillement, que de coutume.

3 Août : Monsieur l’abbé Pascalin est mobilisé, comme brancardier divisionnaire pendant 3 ans. Puis comme aumônier-infirmier au 150e R.A.L. jusqu’au 18 Août 1918, jour où il est blessé à Tracy le val (Oise) et évacué. Le curé avait été absent 55 mois.

Il est remplacé du 15 août 1914 au 10 février 1915 par le R.P. de Surdun, jésuite. De août 1915 au 13 mars 1815, par le R.P. Fleury, jésuite. Du 15 août 1915 au 13 mars 1918 par l’abbé Girard, curé d’Eourres (actuellement curé d’Agnières en Dévoluy.

Ces messieurs ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour assurer le service religieux.

1919 – Le 9 novembre on inaugure la plaque des morts. Il y a 25 morts inscrits. A la messe il y a foule des anciens temps, il y a 80 hommes.

1923 – MISSION. Du 8 au 22 avril par le P. Durand, rédemptoriste. Il y a 90 personnes le soir en moyenne, le matin 15 femmes. Communions : 88.

Le 22 avril, à vêpres, bénédiction de la statue de N.D. de Lourdes, don anonyme.

1926 – Du 20 au 24 octobre, prédication du jubilé par le P. Bosq du Lau. Le soir de 70 à 80 personnes dont 6 hommes. Le 24 : 61 communions dont 10 d’enfants.

1925 – Visite pastorale : 350 catholiques. Il y a 77 Pâques. 54 personnes à la messe chaque dimanche. Sur 13 morts, quatre seulement morts sans sacrements.

VISITES PASTORALES

1908 – 460 habitants. 115 foyers. Mission en 1909. 160 Pâques. Ecole libre : 15 filles.

1910 – Ecole libre : 22 filles et 6 école laïque.

1911 – 21 décembre : 3 communions privées. 17 filles école libre et 14 école laïque. 27 garçons à l’école laïque. Pâques hommes : 32.

1913 – 22 septembre : 12 filles école libre. 40 filles école laïque. 30 garçons à l’école laïque. 1 enterrement civil.

1922 – 350 habitants. 6 décès dont 4 sans sacrements dont 2 morts subites.

Pâques 15 hommes et 60 femmes. Il y a 24 Croix du dimanche et 24 nouvelliste. Depuis 1921 le presbytère est à l’ancienne école libre.

Mgr Paget, évêque de Valence, signe sur les registres.

COMMUNIONS SOLENNELLES

1920 – 19 enfants. Prédicateur : l’abbé Girard, curé d’Eourres. Le 30 mai

1922 – 11 enfants. Le 4 juin. Prédicateur : l’abbé Corréard, curé de St Auban.

1924 – 10 enfants. Le 15 juin. Prédicateur : l’abbé Jarjayes curé de Mévouillon.

1927 – 8 enfants. Le 8 mai. Prédicateur : le curé de Séderon.

1929 – 5 enfants. Le 14 juillet. Prédicateur : l’abbé Lafont, curé de Sahune. A la clôture il y a l’archiprêtre de Séderon et son vicaire, les curés de Mévouillon et de Laborel.

1931 – 9 enfants. Le 17 mai. Prédicateur : l’abbé Bourgeaud, curé de St Sauveur.

1933 – 10 enfants. Le 17 mai. Prédicateur : l’abbé Paute, curé de Laborel.

1935 – 9 enfants. Le 30 juin. Prédicateur : l’abbé Durand, archiprêtre de Séderon.

1938 – Juin. 12 enfants. Prédicateur l’abbé Sartre directeur de Ste Croix en Diois.

REMARQUES DANS LE LIVRE DE COMPTE

1863 – Le costume du Suisse a coûté 350 Frcs. Le suisse a 60 par an. Abbé Benoit.

1865 – L’ancien appui de communion est placé en barrière à la tribune. Abbé Pau.

1866 – On met la statue de la T.S.V. de l’ancienne église à Calma. On fait des vitraux à N.D. 1867 – On met une fontaine de zinc à la sacristie : 7.00.

1868 – Le sonneur de cloches est Jarjayes, il a 10.00 par an.

1870 – Il y a un pré qui appartient à Calma, il est loué pour 12.00 par an à Aillaud. De 1878 à 1891, les dons et quêtes pour Calma ont donné : 392.50. On a dépensé 350.00 pour la toiture.

1893 – On achète la lampe à contrepoids de l’église : 47,65.

1908 – La sonneuse est Mme A. Brémond, elle a 0.00 par an.

1932 – Mutation de la propriété de la cure actuelle de l’abbé Réguis à l’abbé Chaix, curé de Mirabel-les-Baronnies : 217,75.

LACHAU TERRE SACERDOTALE

PRETRES ORIGINAIRES DE LA PAROISSE ACTUELLE DE LACHAU

L’abbé Bertrand, mort en 1874. L’abbé Réguis. Le chanoine Pau, l’abbé Bernard. L’abbé Jarjayes, archiprêtre de Luc en Diois. L’abbé Jean, curé d’Oriel en Royans. En tout 6 prêtres.

FRERES OU INSTITUTEURS LIBRES ORIGINAIRES DE LA PAROISSE

  1. Fabien Ville, mariste. Blanc Joseph, mariste. Michel Amédé, mariste. Morel Joseph. Gauthier Louis (mort il y a deux ans), des écoles chrétiennes. Bouillant, frère de St Gabriel. Victor Arnaud, jésuite à Bickfaïa Syrie-Liban.Jourdan. On signale aussi un Arnoux Morénas, et un François Laugier. En tout 10 vocations..

RELIGIEUSES ORIGINAIRES DE LA PAROISSE

Mlles Audibert de la Providence de Gap. Pau. Armand d’Izon à l’Isle-sur-Sorgues. Pellegrin de Ballons. etc., etc.

[1] Nous donnons en annexe la liste des curés de Lachau

[2] Une autre cloche de 507 kg, donnant le sol, avait été acquise en 1845 par la Fabrique, auprès de M. Jeanbaptiste, fondeur à Marseille.

[3] Lire Plauche, idem dans le reste du texte