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La famille GONTIN (1590-1734)

Jérôme Escoffier nous a aimablement adressé cet extrait du registre des admissions à l’Hôtel des Invalides de Paris, en date du 29 octobre 1693 :
« Mathieu Gontin, âgé de 21 ans, natif de la Chau, dioceze de Gap, cavalier du Sieur des Rivieres, régiment de Bourgogne, ou il dit avoir servi 2 ans, et auparavant 2 dans Le Roy, a eu la jambe gauche coupée ensuite d’un coup de canon qu il reçeut au Combat de Ste Croix, et est catholique ».
Sainte-Croix est une ile des Antilles.
Mathieu Gontin (ou Contin) était né à Lachau, le 25 octobre 1671, de Sr René et de Dlle Marie MAUREL. Il possédait une maison sur la place publique (actuelle place de la fontaine).
Les Gontin étaient une famille de notables, présente au XVIIe et au XVIIIe s. dans la vallée de la Méouge, en particulier à Lachau, Mévouillon et Ribiers. Elle a donné des hommes de loi, des militaires et des ecclésiastiques.
L’un des premiers membres connus de cette famille est Jean GONTIN, juge de Lachau, qui, en 1590, reçut ordre du chef protestant Lesdiguières de réquisitionner des vivres destinées aux assiégeants du fort de Mévouillon.
En 1651, Pierre Gontin, oncle de Mathieu, est qualifié de Monsieur, titre de courtoisie réservé aux personnes nobles ou en voie d’anoblissement.
Le cadastre de 1707 cite un Sr Joseph Gontin de Gontard, Sr de Pelissane. Nous ignorons les conditions dans lesquelles les Gontin ont adopté le patronyme de Gontin de Gontard ou Gontard de Gontin, mais il est clair qu’il s’agit de la même lignée.
Nous reproduisons ci-après le blason d’Henry Gontard de Gontin (originaire de Mévouillon) tel qu’il figure dans l’Armorial de la Généralité de Dauphiné (d’Hozier, ca 1696).
Claude Bernard consacre une rubrique aux Gontard de Gontin dans « Histoire du Buis ».

blason gontin

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La vie du site : point au 15/11/2017

Au 15/11/2017, notre site, créé en mai 2016, a été visité par 1816 personnes.
Articles en préparation :
– dossier sur les moulins : nous évoquerons le moulin à papier (1643);
– création d’un dossier sur les visites pastorales de 1551 à 1761 ;
– objets préhistoriques et gallo-romains trouvés à Lachau : photos d’objets inédits;
– « mémoire des anciens » : des entretiens seront mis en ligne.
-divers : Les Gontin, le testament de Madeleine Chappuis, …
Suite des travaux :
– Consultation aux AD 05 de la liste des 138 familles de Lachau en 1707
– recherches sur la communauté protestante du village (en cours) ;
– étude des PV de visites de ND de Calma par les visiteurs de Cluny ;
Merci à tous ceux qui nous ont apporté conseils, informations et encouragements.

Les notaires de Lachau

Dans le dossier qui donne la liste des notaires de Lachau, nous avons apporté un complément pour la période antérieure à 1620.
Ces notaires sont Mathieu de Campo (1568), Honoré Francoul, époux d’Anne de Campo, Jean de la Chau (1619) et Claude Francoul (1620), fils d’Honoré.
Merci à Roland Echinard à qui nous devons ces informations. Pour lui, il « est possible que Jean Delachau soit un descendant d’un notaire de Sault, Martin Delachau, dont il y a quelques traces à la fin du XVIe siècle et qui, par les Bernus de Sault, était également lié au notaire Etienne de Roquemartine, de Montbrun ».

Toponymie : compléments

Dans le dossier « toponymie », l’origine du toponyme « col de Chabau » (au sud du Plan du Château) restait inexpliquée. Nous faisons désormais le lien avec le patronyme Chabaud portée par une famille de Curel installée à Lachau au XVIIIe siècle.
Petite leçon de « gavot » : dans le parler local, Chabau se prononce (t)chabaou (tout comme Lachau se dit lachaou), avec un « ou » final peu accentué.
Sur la carte de Cassini, une habitation, située entre le village et Claret, porte le nom de Coutelon. Ce nom est celui d’une famille citée de 1649 à 1671 dans les registres paroissiaux : Claude Couteon (ou Coutebou), époux de Claire Pleindoux, et Olivier Coutebou, époux d’Anne Audibert.

Conférence d’Yves Girard sur les Mévouillon

Les premiers seigneurs de Lachau sont issus des Mévouillon, une puissante famille qui est à l’origine des Baronnies.
A l’initiative des Amis du Buis et des Baronnies, Yves Girard fera une conférence sur cette lignée féodale, le 1er juillet prochain, à 15H, salle de la justice de paix, à Buis les Baronnies.
L’équipe de rédaction de l’Histoire de Lachau a prévu de s’y rendre.

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L’histoire de Lachau est l’une des plus longues et des plus riches de la région

Jean BOUDON (1974)

Lachau est un petit village de la Drôme provençale de deux cent dix habitants qui se niche au milieu d’une large vallée, au confluent de la Méouge et de la Lozance, et à la jonction de trois départements : la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.

Il fait partie des Baronnies, un pays de moyenne montagne qui tient son nom de deux principautés fondées au XIIe siècle puis rattachées au Dauphiné deux siècles plus tard. Le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales en perpétue le nom.

Outre l’harmonie de ses paysages, Lachau recèle quelques trésors. A un kilomètre et demi au Sud-Est du bourg, le site gallo-romain du Luminaïre est bien connu des archéologues. Non loin de là, l’église romane Notre-Dame de Calma est un monument historique classé. Sur les hauteurs, la tour médiévale du Riable, offre un point de vue remarquable sur la vallée de la Méouge, et au-delà sur les Alpes, tandis qu’au cœur même du village, le château des La Tour-du-Pin-Montauban surprend par son ampleur.

Ce patrimoine laisse présumer d’un riche passé. De fait, le modeste village d’aujourd’hui cache une longue histoire. Ce site vous invite à partir à sa découverte. Il comporte deux parties. La première, chronologique, est intitulée «Lachau au fil des siècles». La seconde, thématique, permet de découvrir le village sous différentes facettes.