A l’orée du troisième millénaire

Nous transcrivons ci-dessous un dialogue enregistré en 2008, entre Lucienne Sarlin, doyenne du village et Bernadette Gourlot, jeune conseillère municipale.

L.S :

(Dans ma jeunesse), des commerces, il y en avait de partout.

B.G :

Ca va revenir.

L.S. :

Qui voulez-vous qui vienne à Lachau. Il faudrait qu’il vienne des jeunes ménages, qu’il y ait des enfants. Et pour qu’il y ait des jeunes ménages, il faudrait qu’il y ait quelque chose qui les emploie

B.G. :

On va essayer, la nouvelle municipalité va s’y employer.

L.S. :

Je vous le souhaite, mais ce sera dur.

B.G. :

Il y a de nouveaux métiers qui se créent avec le bois. Des nouvelles énergies. Donc on va essayer de développer dans ce sens.

L.S. :

Il faudrait qu’il y ait quelque chose

B.G. :

Des petites entreprises qui emploieront une personne, deux personnes

L.S. :

Il faut quelque chose qui donne envie de rester au pays. Qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse, un jeune, et même s’il veut se marier, qu’est-ce qu’il fera ici ?

B.G. :

Il y a Alex[1] qui est venu. Après, s’il a beaucoup de travail dans le secteur, il va peut-être employer quelqu’un. Voyez, ça peut se développer.

L.S. :

Enfin moi je ne le verrai pas. Mais je vous le souhaite. Je me demande s’il y aura bien du monde.

B.G. :

On veut essayer de développer un tourisme vert. On va mettre en valeur nos sentiers de randonnée. Comme ça on peut créer de nouveaux métiers : accompagnateur, …

L.S. :

Il y aurait un petit établissement, même des enfants inadaptés, ça fait du mouvement, il y a des gens qui viennent les voir. Il n’y a rien.

B.G. :

On va y penser à tout ça. On va essayer de développer des choses.

[1] Alex Rigat, ferronnier

Le diagnostic est posé. La volonté est bien présente de maintenir la vie à Lachau. N’en doutons pas, le village saura rebondir. Il en a vu d’autres dans sa longue et belle histoire dont une nouvelle page s’écrit sous nos yeux.

[1] Alex Rigat, ferronnier

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